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Et c'est parti!

Vendredi 24 novembre 2006

cabo verde enfin....
Merci loulou pour ce beau pavillon de courtoisie...

 

 

Et c'est parti : la vie au mouillage...

première rencontre avec les locaux et nilton notre "gardien d'annexe", foot quotidien pendant lequel nous tâchons de mouiller le maillot mais on est quand même bien à la peine...puis c'est aussi de belles plongées sur les recifs bordant Mindelo et enfin de sympathiques ballades dans les rues animées.

 

Sinon la vie sous le soleil des tropique; y a pas à dire c' est plutôt cool et plein de sourire sur les visages : "pani probleme mose"... on y adhère très vite...
Une ambiance, un paysage, des couleurs et puis aussi des bateaux sans voile, sans moteur... la pêche c 'est encore à la rame que cela se pratique ici... chapeau, ça doit pas être facile tous les jours.
Le spectaculaire et incontournable marché au poisson plein de vie, de couleur et aussi ...de poisson, étonnant non?

Le Cap vert est composé d'une population très jeune et pleine d'avenir, "place aux jeunes en quelque sorte"...

le premier vrai dépaysement depuis le départ...


Allez Tchao Nilton:"si si si..."
Vendredi 24 novembre 2006

Un brin de solidarité
au Cap vert

 








80 cahiers
1000 crayons
30 Boites de peinture...
Ballons, feutres, stylos, pinceaux, gommes

Notre contact à Mindelo est le padre Antonio Fidalgo. Il connait les problèmes des villages de Sao Vincente, et s'occupe de nous trouver une école où le matériel que nous apportons sera le plus utile.


Il nous organise, le matin, une interview pour Radio Nova, la radio catholique de l'île. Nous parlons de notre projet et de notre découverte du Cap Vert.

L'après midi, nous débarquons tout le matériel scolaire. Il nous faudra deux trajets en annexe.
Nous chargeons le tout dans un pick up et en route...


L'école est située à Salamanca, un village de pêcheurs au nord est de Mindelo.
Il y a quatre classes d'une vingtaine d'élèves.

Le padre nous présente rapidement aux élèves et après avoir deballé tout le matériel nous commençons à le distribuer, devant des yeux un peu surpris.

Nous leur donnons à chacun un cahier et quelques crayons à papier.
Le reste du matériel est laissé à l'école.

Nous avons le droit à des remerciements et des grands sourires...

Lundi 13 novembre 2006
 Des canaries au Cap Vert
800 milles
126 heures
de San Sebastian de La Gomera à Mindelo

Départ vers Le Cap-Vert après quelques jours à La Gomera. Le vent de Sud Ouest nous rattrape et nous partons donc au près vers le tropique. Journée tranquille, la nuit l'est aussi, le vent mollit petit à petit, et le moteur démarre en fin de matinée.
 
Une belle journée sans vent, sans mer, au soleil. Baignade, lecture et belote sont les activités de la journée. La nuit est très calme et on peut renvoyer les voiles à l'aube, le vent soufflant, fait assez extraordinaire pour être relevé, du Nord Est.
 
On est en vent arrière au cap direct, le génois est tangonné, l'allure est bonne, le rapala traîne derrière le bateau, mais rien ne mordra ce jour. Dans la cabine, "90 trèfle", "100 coeur", "110 trèfle", "je coinche!!" accompagne les tours d'aiguille sur l'horloge.

Le vent forcit un petit peu en début de soirée, nous passons une bonne partie de la nuit sous grand voile seule à 5-6 noeuds.
 

ça y est, l'alizé se fait enfin sentir, le vent de Nord Est atteint la force 5-6 et la mer se creuse tout en restant d'un bleu pacifique... un avant goût de la transat, c'est sûr...

Dans la nuit nous passons le tropique du cancer et au petit matin nous récuperons sur le pont nos premiers poissons volants.

 

Malheueusement l'alizé n'est pas encore établi et la pétole fait son retour... C'est la journée pêche et grosse bataille d'eau sur le pont...

 

 
Le spi sort de sa baille mais il ne tarde pas à venir se déchirer en s'accrochant sur le mouillage resté à poste sur le davier; c'est alors que le talent de voilier de clém éclate au grand jour... encore merci et vivement la prochaine déchirure...

 

 

Après une nuit tranquille passée sous génois tangonnée, nous enpannons.
Le soleil tape très fort, nous pêchons une bonite, et manquons de peu une grosse daurade qui s'est jetée sur notre rapala. Ce soir papillotte !

 
Dans la soirée le vent mollit, nous démarrons le moteur vers 19H. Nous faisons une tentive en renvoyant la toile vers 23H, mais le vent tombe 4 heures plus tard, et le moteur reprend son office pour la nuit.

A peine réveillé pour prendre son quart, clém découvre deux daurades sur le rapala. Quoi de mieux au réveil que de préparer le poisson !

Dans l'aprés midi, nous apercevons Santo Antao, nous renvoyons la toile. Nous serons à Mindelo dans trois heures, alors en attendant, on bouquine.

De plus en plus proche... Et les dauphins en guise de comité d'accueil... Magique ! L'effet venturi entre les iles se fait ressentir : le vent forcit et nous oblige à prendre un ris.
Le temps de mouiller dans la baie, deux cap verdiens nous souhaite la bienvenue. La terre et l'aventure sont au bout de l'annexe.

   
 
 
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