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Un an à travers l'Atlantique, De Bretagne en Bretagne, par le Cap Vert et les Antilles en suivant trois thématiques : solidarité, environnement et régates
Notre pélerinage commence par la trace des crêtes, et nous permet d'apprécier le paysage de grande anse et de la plage de Pompierre. Puis nous poursuivons avec les plages du pain de sucre, de l'anse Rodriguez, la promenade du chameau...
Et le Fort Napoléon, son musée. Ouvert entre 9H et 12H, il nous aura fallu nous y reprendre à deux fois pour y arriver. Une visite riche en enseignement qui nous conte la rivalité franco-anglaise et les canonades qui se sont déroulées autour de l'archipel.
Mais n'oublions pas la pêche, notre activité principale. Une petite aprés midi avec Cédric pour attraper quelques langoustes, autour de la Redonde. Et heureusement qu'on était là pour en ramener sinon, le barbecue du soir aurait été un peu maigre. Sans rancune Cédric, la prochaine fois on t'en laisse...
Nous épuisons tous les sites : îlet à Cabrit, pain de sucre... d'ailleurs il n'y a plus de poissons aux Saintes. Pour en trouver, c'est polo qui s'y colle : il part une journée entière, avec Cédric et Pascal, pêcheur saintois. 6H de moteur pour arriver à 60 miles des côtes, dans la houle de l'Atlantique. Et tout à l'ancienne : on cherche les oiseaux qui suivent les bancs de poissons, et on file pleine balle pour arriver le premier. Au total, 12 dorades, un gros thon, et quelques ballistes.
Une petite visite à Terre de bas pour Vinc' et Clem' : deux jours de marche pendant que les autres restent à buller au bateau.
Et là, quelque chose commence à naître. On aurait dû s'en douter aux premières noix de coco ramassées à Pompierre. Mais là, un bambou de 8m de long, et quelques graines...
Innocent comme ça, mais la folie accumulatrice s'empare du vinc'... surtout quand il a appris que certaines avaient de la valeur. Plus, plus, plus et toujours plus de graines... et autant à traiter et à percer... On vous reparlera des graines.
La saison de la baleine bat son plein. Une occasion pour naviguer : un petit week end en Dominique pour faire la fête, et retrouver l'ambiance un peu roots des îles antillaises. Nous arrivons à Portsmouth en fin d'après midi, des pêcheurs débarquent leurs poissons: dorades, ballistes et un petit marlin qui en impose. Habitations déglinguées, patois anglais et poulets grillés... nous sommes de nouveau dépaysés.
Le lendemain, nous partons à la découverte de l'île. Nous allons à Trafalgar Falls, deux impressionantes cascades qui se rejoignent, et quelques sources chaudes. Le temps d'un petit pique nique, pour profiter des joies de l'eau douce.
Après cette petite escapade, notre petite vie reprend aux Saintes : Apéro chez Lucie, soirées aux club med et toujours avec les mêmes gugusses... Notre budget lui aussi en prend un petit coup... Nous allons être obligé de bosser... Opérations Charter : Nous amenons trois filles pour une journée de nav' à Marie Galante.
Et là, très professionnel : naviguation aux petits oignons, un repas préparé par le maître cambusier, un beau mouillage sur une plage de Saint Louis...
... et un retour au coucher du soleil, avec un atterissage de nuit. Du travail comme ça, on en voudrait tous les jours...
Pendant ce temps là, Nicop et Clem, partent glander quelques jours en Guadeloupe, l'occasion de quelques barbecues, ramassage de graines, et petites marches dans le massif de la Souffrière en Basse Terre.
Nous passons la semaine suivante au Nord de la Martinique. Voici une occasion d'aller voir en haut de la Montagne Pelée si on y est.
Le départ tardif nous impose une petite marche de nuit pour atteindre le premier refuge de la montagne, site désormais cher à Nicop tant pour l'humidité de ses quelques chambres, que pour sa décoration accueillante et son panorama inégalable.
En effet, la Montagne Pelée garde en général la tête dans les nuages, et quand le voile se découvre pendant quelques secondes, le randonneur et le photographe ne peuvent qu'apprécier.
La courte végétation des altitudes laisse place en descendant à un florilège de plantes tropicales. Manguiers, avocatiers accompagnent nos pauses jusqu'à l'arrivée au Prêcheur,
Après ce gavage de fruits, nous passons une deuxième nuit sur une plage sous les cocotiers avant de retrouver le bateau.
Nous restons quelques jours à Saint Pierre, observant la Montagne Pelée et sa cagoule de nuages, et profitant de la tranquilité du mouillage.
Mi-février, nous partons vers Pointe à Pitre pour accueillir nos équipiers de quinzaine : Louise et Yannick.
Sur la route de la Guadeloupe, polo tient absolument à s'arrêter dans le petit paradis des Saintes.
Nous tombons en plein dans la semaine du carnaval et nous parcourons plusieurs fois les petites rues de terre de haut derrière la fanfare.
Mais il est déjà temps d'aller chercher loulou et yannick sous les grains à la marina de point à pitre et de revenir très vite reprofiter de la douceur de la vie saintoise.
Cela sera l'occasion de partager tous les sept le bonheur d'une petite plongée bouteille juste entre nous dans le club du pote de polo; Pisquette allias cedric. Baptême brillamment réussi pour clem, dav et nicop dans ce contexte on ne peut plus priviliègié ( deux super monos dont le patron et un bateau uniquement pour nous) "enco'e me'ci pisquette".... et en plus le vinc est ravi car les tarifs sont imbattables...
A peine arrivés qu'il faut déjà repartir pour les grenadines car nos deux invités ont des dates de retour.
C'est parti pour une nav de plus de 150 milles au travers, cap sur St Vincent... Les conditions sont particulièrement clèmentes et loulou et yannick sont de serieux équipiers... ils feront même leur quart de nuit tous les deux.
La ligne traîne mais rien ne mord, mis à part de gros barracudas gloutons mais immangeables pour cause de "gratte", ca devient vraiment la crise de la pêche...
En arrivant dans le canal entre Ste Lucie et St Vincent, le vent forçit serieusement et nous sommes obligés de réduire car les risées sont violentes et soudaines.
La soirée passée à St vincent permet de nous immerger dans la réalité des îles pauvres des antilles; le reggae s'écoute à fond dans les rues et les rastas sont surreprésentés. C'est presque la Jamaique ici...
Après un petit arrêt sur Bequia, histoire de faire quelques courses de produits frais, nous retrouvons avec plaisir nos habitudes et nos mouillages paradisiaques sur les tobagos cays.
Au programme : plongée sur la barrière de corail, repérage de tortue et bien sûr grosse détente sur le beau sable blanc des grenadines...
Loulou goûte avec plaisir au confort du hamac suspendu sous les cocotiers... elle profitera d'ailleurs de la situation pour faire travailler le pauvre yannick : "Mon bibi la crême solaire, les mots flêchés, mon livre..." enfin c'est pas les vacances pour tout le monde....
Les bonnes choses ont une fin et il est déjà temps de penser à remonter sur la guadeloupe, histoire que nos deux squatteurs préférés ne loupent pas l'avion.
On fait une halte très agréable au mouillage de Wallilabou sur St vincent, à l'endroit où s'est déroulé le tournage du film "pirate des caraibes", puis une soirée arrosée à Rodney bay au nord de St lucie avant de regagner les Saintes après une nuit rendue très dure par le nombre de grains sous lesquels souffle un vent de 35 noeuds et une mer vraiment mauvaise dans les canaux. Yannick n'oublira pas cette nuit qu'il qualifie d'ailleurs depuis de tempête, voir même d'ouragan...
La martinique est pleine de richesses, et nous profitons d'un jour sans match pour nous rendre aux gorges de la falaise, sur le flanc de la Montagne Pelée. "Canyoning du dimanche" sur la rivière, et cascade à la clé, les joies de l'eau douce. Le retour en voiture nous pemet de découvrir les paysages de la côte au vent, et d'entendre les grosses têtes, version caraïbe.
Dernier jour à la plage des salines, et au revoir la maison, au revoir la télé, et retour à la mer : embarquement sur le cata.
Et alors c'est reparti, vinc' reprend les choses en main, avitaillement, organisation avec Nicole... inspection du bateau avec JP, le skipper... encalminage et nous quittons La martinique en début de soirée, direction, les grenadines... et oui encore !
Nous arrivons à bequia en début de matinée. Premier contact avec les grenadines : nous faisons des courses de fruits et légumes, clearence, réparation sur le cata (déjà !), et une bonne nuit avant le grand périple.
Un mouillage par jour, lévé à 6h tous les matins pour faire le tour de ces îles : Moustique, Petit Saint Vincent-Morpion, Tobago Cays, Canouan.
Et dans la journée, plongée (bien s'accrocher à son tuba, nicole !), promenade, détente sur la plage. Nous sommes bien contents de revenir dans ce petit paradis.
Mornin'... Fish ? Fruits ? Lobster ?
Il faut maintenant se préparer à remonter. Nous faisons le plein à Canouan et partons le soir pour Sainte Lucie. Quart moteur sous le vent des îles, du vent et un peu de mer dans les canaux. Nous commençons à nous habituer à la navigation dans les Antilles.
Arrivée au petit matin au mouillage des deux pitons et nous profitons de la journée pour nous remettre d'une nuit un peu agitée. Partie de pêche sur le tombant d'un des pitons et barbecue le soir pour le repas.
Départ à l'aurore pour la Martinique, le temps de passer l'aprés midi devant la plage des salines, et retour le soir au Marin. Fin de l'aventure en cata, nous retrouvons notre chère Diaphanette.