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Un an à travers l'Atlantique, De Bretagne en Bretagne, par le Cap Vert et les Antilles en suivant trois thématiques : solidarité, environnement et régates
Nous passons la semaine suivante au Nord de la Martinique. Voici une occasion d'aller voir en haut de la Montagne Pelée si on y est.
Le départ tardif nous impose une petite marche de nuit pour atteindre le premier refuge de la montagne, site désormais cher à Nicop tant pour l'humidité de ses quelques chambres, que pour sa décoration accueillante et son panorama inégalable.
En effet, la Montagne Pelée garde en général la tête dans les nuages, et quand le voile se découvre pendant quelques secondes, le randonneur et le photographe ne peuvent qu'apprécier.
La courte végétation des altitudes laisse place en descendant à un florilège de plantes tropicales. Manguiers, avocatiers accompagnent nos pauses jusqu'à l'arrivée au Prêcheur,
Après ce gavage de fruits, nous passons une deuxième nuit sur une plage sous les cocotiers avant de retrouver le bateau.
Nous restons quelques jours à Saint Pierre, observant la Montagne Pelée et sa cagoule de nuages, et profitant de la tranquilité du mouillage.
Mi-février, nous partons vers Pointe à Pitre pour accueillir nos équipiers de quinzaine : Louise et Yannick.
Sur la route de la Guadeloupe, polo tient absolument à s'arrêter dans le petit paradis des Saintes.
Nous tombons en plein dans la semaine du carnaval et nous parcourons plusieurs fois les petites rues de terre de haut derrière la fanfare.
Mais il est déjà temps d'aller chercher loulou et yannick sous les grains à la marina de point à pitre et de revenir très vite reprofiter de la douceur de la vie saintoise.
Cela sera l'occasion de partager tous les sept le bonheur d'une petite plongée bouteille juste entre nous dans le club du pote de polo; Pisquette allias cedric. Baptême brillamment réussi pour clem, dav et nicop dans ce contexte on ne peut plus priviliègié ( deux super monos dont le patron et un bateau uniquement pour nous) "enco'e me'ci pisquette".... et en plus le vinc est ravi car les tarifs sont imbattables...
A peine arrivés qu'il faut déjà repartir pour les grenadines car nos deux invités ont des dates de retour.
C'est parti pour une nav de plus de 150 milles au travers, cap sur St Vincent... Les conditions sont particulièrement clèmentes et loulou et yannick sont de serieux équipiers... ils feront même leur quart de nuit tous les deux.
La ligne traîne mais rien ne mord, mis à part de gros barracudas gloutons mais immangeables pour cause de "gratte", ca devient vraiment la crise de la pêche...
En arrivant dans le canal entre Ste Lucie et St Vincent, le vent forçit serieusement et nous sommes obligés de réduire car les risées sont violentes et soudaines.
La soirée passée à St vincent permet de nous immerger dans la réalité des îles pauvres des antilles; le reggae s'écoute à fond dans les rues et les rastas sont surreprésentés. C'est presque la Jamaique ici...
Après un petit arrêt sur Bequia, histoire de faire quelques courses de produits frais, nous retrouvons avec plaisir nos habitudes et nos mouillages paradisiaques sur les tobagos cays.
Au programme : plongée sur la barrière de corail, repérage de tortue et bien sûr grosse détente sur le beau sable blanc des grenadines...
Loulou goûte avec plaisir au confort du hamac suspendu sous les cocotiers... elle profitera d'ailleurs de la situation pour faire travailler le pauvre yannick : "Mon bibi la crême solaire, les mots flêchés, mon livre..." enfin c'est pas les vacances pour tout le monde....
Les bonnes choses ont une fin et il est déjà temps de penser à remonter sur la guadeloupe, histoire que nos deux squatteurs préférés ne loupent pas l'avion.
On fait une halte très agréable au mouillage de Wallilabou sur St vincent, à l'endroit où s'est déroulé le tournage du film "pirate des caraibes", puis une soirée arrosée à Rodney bay au nord de St lucie avant de regagner les Saintes après une nuit rendue très dure par le nombre de grains sous lesquels souffle un vent de 35 noeuds et une mer vraiment mauvaise dans les canaux. Yannick n'oublira pas cette nuit qu'il qualifie d'ailleurs depuis de tempête, voir même d'ouragan...
La martinique est pleine de richesses, et nous profitons d'un jour sans match pour nous rendre aux gorges de la falaise, sur le flanc de la Montagne Pelée. "Canyoning du dimanche" sur la rivière, et cascade à la clé, les joies de l'eau douce. Le retour en voiture nous pemet de découvrir les paysages de la côte au vent, et d'entendre les grosses têtes, version caraïbe.
Dernier jour à la plage des salines, et au revoir la maison, au revoir la télé, et retour à la mer : embarquement sur le cata.
Et alors c'est reparti, vinc' reprend les choses en main, avitaillement, organisation avec Nicole... inspection du bateau avec JP, le skipper... encalminage et nous quittons La martinique en début de soirée, direction, les grenadines... et oui encore !
Nous arrivons à bequia en début de matinée. Premier contact avec les grenadines : nous faisons des courses de fruits et légumes, clearence, réparation sur le cata (déjà !), et une bonne nuit avant le grand périple.
Un mouillage par jour, lévé à 6h tous les matins pour faire le tour de ces îles : Moustique, Petit Saint Vincent-Morpion, Tobago Cays, Canouan.
Et dans la journée, plongée (bien s'accrocher à son tuba, nicole !), promenade, détente sur la plage. Nous sommes bien contents de revenir dans ce petit paradis.
Mornin'... Fish ? Fruits ? Lobster ?
Il faut maintenant se préparer à remonter. Nous faisons le plein à Canouan et partons le soir pour Sainte Lucie. Quart moteur sous le vent des îles, du vent et un peu de mer dans les canaux. Nous commençons à nous habituer à la navigation dans les Antilles.
Arrivée au petit matin au mouillage des deux pitons et nous profitons de la journée pour nous remettre d'une nuit un peu agitée. Partie de pêche sur le tombant d'un des pitons et barbecue le soir pour le repas.
Départ à l'aurore pour la Martinique, le temps de passer l'aprés midi devant la plage des salines, et retour le soir au Marin. Fin de l'aventure en cata, nous retrouvons notre chère Diaphanette.
Après ces bons moments passés à Petit Saint Vincent, nous filons à Union, pour y faire un avitaillement. De plus en plus fainéants, le taud reste à poste désormais. Nous passons une nuit au mouillage à Clifton Harbour . Beaucoup trop de monde, un mouillage un peu rouleur, nous cherchons à retrouver le calme de nos nuits précédentes...
... donc direction Palm Island, en face de Union. Privado encore une fois, en fait c'est une grande île-hotel, pour une clientèle aisée. Pas de chance pour ces vacanciers, le temps est mauvais et la plongée pas terrible, nous ne nous éterniserons pas ici.
Nous rallions rapidement les Tobago Cays, par la passe nord en faisant le tour de Mayreau, sous les grains. Nous mouillons entre petit bateau et petit rameau, loin du mouillage principal rempli de cata de location. Cette réserve naturelle offre des paysages sous marins magnifiques, et les spots de plongées sont très nombreux. Par contre c'est payant, et le cache-cache avec les « park marine ranger » commence. Résultat, une ardoise de plus pour Diaphani en espérant que l'armateur ne reçoive pas la facture.
Nous y retrouvons une équipe de « boat boys » (rasta vendeur de fruit ambulant ; ou en bullant… comme vous voulez) pour un match amical sur la plage.
Plus de nourriture, c'est la crise. Nous quittons les Cays pour Canouan pour une courte escale : petits magasins pour petites courses et belle plage pour beau foot.
Direction Bequia, l'île la plus au Nord des Grenadines, une vingtaine de milles, quelques heures de régate avec un bateau allemand malheureusement pas assez performant face à nos virements tactiques et nos réglages savants. Mauvais joueur, il s'est dérouté avant l'arrivée.
Nous passons notre première nuit à Friendship Bay avant de rejoindre Admiralty Bay, le mouillage principal de l'île. Nouveau souvenir pour nos foies, les escales en ville le week-end ne pardonnent pas. Même vinz en oublie de prendre des photos.
Le temps passe vite, nous sommes le 22 janvier, plus que 5 jours avant l'arrivée de l'amiral. Nous nous dépêchons de rejoindre la Martinique pour refaire une petite beauté à Diaphani. Nous filons d'une traite en longeant Saint Vincent et Sainte Lucie, l'occasion d'une belle nav de nuit. Du vent et du courant dans les canaux entre les îles, belle dérive pour un atterrissage laborieux vers le cul de sac du Marin.
Trois jours de réparations, nettoyages, rangements pour l'inspection générale. Les voisins de ponton nous ont trouvé un peu stressé pour des vacanciers aux Antilles. Le 26 à 18h, la longue « liste des choses à faire » n'est plus qu'un souvenir et à 19h, tout le monde est sur le pont dans son plus beau maillot de bain pour l'accueil du grand patron et de son équipage
Grand deballage sur le ponton, des affaires à faire...
Nous retrouvons avec plaisir notre famille d'accueil pour une semaine à terre : piscine, Eurosport, les punchs de Jean Pierre et les petits plats de Nicole, sans oublier les blagues chères à Chantou sur les méthodes d'encalminage du Vinz...