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Samedi 21 octobre 2006

Madere: une première vers le soleil...

Escale technique, touristique, festive,...
 
Madere un peu la galère : réparation du rail de genois en Portugais avec Elvio le super bricoleur aluminium...un peu cher (dixit le vinc: chez moi à Orsay c'est moins cher...) mais efficace...  Cela nous a permis de recuperer une place dans la marina alors que cela remuait pas mal sur les mouillages.
 
les journées se passent tranquillement : petit tour en annexe, ballade dans les charmantes rues de Funchal et surtout nous profitons des magnifiques soirées organisées dans les bars "Privado". Est-ce le short de Vinz, les chaussures de Polo ou la barbe de Clem qui obligent les videurs a nous dire ça pour nous refuser l'entree?
C'est aussi l'occasion de refaire l'avitaillement au marché, de resortir les conserves et les tableaux Excels si chers au vince....une sacrée mission. Plus que 18 boîtes de thon...
Une fois sortis du bateau, il se met à pleuvoir, et pourtant c'est pas le quart de Polo. Petite promenade sur les hauteurs de Madere le longs des canaux du Levada qui se fini par une descente tout schuss.
L'anniversaire de Clem, bonne bouffe, gateau et une avalanche (oublie pas ton arward nicop) de cadeaux : un ourson déjà en pyjama pour lui tenir compagnie pendant ses longs quarts et "une petite vierge les deux pieds dans la flotte, qui se couvre de neige lorsqu'on la gigote" comme chez la mère à titi (Renaud).
Avant de partir on laisse quelques traces de peinture pas sur les bateaux mais sur le quai.
 " Depuis nous nous aimons comme s'aiment les oiseaux, les huîtres, les poissons et puis les pédalos".
Lundi 16 octobre 2006
 Funchal, vite !
112 heures, 580 milles
de Lisbonne à Funchal

Jour 1

Après une descente interminable du Tage, contre le courant, à 2/3 noeuds, les conditions de mer et de vent annoncent une navigation tranquille vers Madère : vent d'ouest modéré, mer calme, un coucher de soleil magnifique et une route directe vers notre destination.
Nous passons tranquillement le rail des cargos et pendant la nuit, le vent tombe, puis la brume, le moteur se met à ronronner, les milles défilent, les pages de nos bouquins respectifs aussi. Quarts très tranquilles.

Jour 2
Le lendemain, le vent ne s'est toujours pas levé, pas une ride sur la mer, nous en profitons pour tester la pêche au vif, sans succès; mais l'eau est bonne. On met fin au ronronnement du moteur dans l'après-midi, on renvoie la toile, on est pas très loin des records de lenteur mais ça avance un peu quand même.
Des conditions qui permettent au dav de reprendre un peu la confiance, bière et clope pour l'apéro; mélange qui aurait pu être fort dangereux dans d'autres circonstances.

Dans la nuit, le baromètre baisse, et le vent forcit peu à peu.

Jour 3
Au petit matin, surprise : un bon force 6 de Sud-Ouest (Oui oui, encore lui). Dav' retrouve ses sensations d'antan, ça doit être la bière de la veille...
Les cirés sont de retour, 2 ris dans la grand voile, la trinquette, coups de stress,... on croyait que c'était passé tout ça.
Le rail de génois s'arrache sur 10 cm dans une rafale, enfin de la casse... on n'y croyait plus.
La journée, les conditions ne changent pas vraiment, du vent, de la mer, mais du soleil. Vinz et clem assurent un bon quart la matinée pour permettre à dav et polo de récupérer de leur stress de la fin de nuit. Vers midi, c'est l'heure du petit virement tactique - Cap au 180° au lieu du 225° (cap direct vers Madère) - toujours du prés, qui nous fait une nouvelle fois maudire ce satané vent de sud ouest.
On attend patiemment la bascule qui vient progressivement. Enfin... dans la nuit, la mer est devenue vraiment calme, le vent mollit en passant de plus en plus à l'ouest puis au nord ouest sur la fin. On peut faire de nouveau un cap direct sur Madère, à bonne vitesse en économisant le bateau.

Jour 4
Le matin, à peine 45 minutes après avoir mis la ligne de pêche, un petit thon vient mordre à l'hameçon, nous vous épargnons la photo d'autant que l'on ne s'est pas renseigné sur la taille minimale des prises.

Le soleil brille toute la journée, la mer est d'un bleu tropical, le vent (force de 3/4 orienté nord ouest) nous permet de filer tranquillement.
Nous envoyons le spi à la mi-journée, commence alors une grande tracette. On laisse d'ailleurs sur place un autre voilier faisant la même route que nous pour le plus grand plaisir de Polo... Ca ressemble de plus en plus à une navigation dans l'alizée : on bulle dans le cockpit.

Le soir, l'équipe de France sur RTL vient parfaire cette journée par sa victoire.

Jour 5
La nuit, quelques grains sous les cumulus font leur entrée sur le terrain, et le matin, polo envoie un brillant empannage en solo, sans même réveiller les deux marmottes du carré (dav et clem). La journée est tranquille, Madère se rapproche, le vent mollit et le moteur démarre en fin d'après-midi jusqu'à l'arrivée à Funchal vers 5h30 du matin.

Le point météo du père Polo
Départ avec du vent d'ouest modéré issue de brise thermique dans des conditions anticycloniques (haute pression 1025 hpa centrée sur le nord des Açores se décalant vers le sud du golfe de Gascogne en se renforçant). La nature ayant horreur du vide, et la météorologie n'etant qu'une longue histoire de compensation thermique, est venue logiquement s'intercaller une zone de basse pression (1012 hpa) au gradient de pression assez faible, mais suffisant pour nous apporter des vents de sud sud ouest de force 6. De faible activité, elle laissa rapidement sa place à une nouvelle dorsale anticyclonique qui nous poussa jusqu'à Madère au portant avec des vents de nord ouest.

"Son capitaine et ses matelots n'étaient pas des enfants de salauds, mais des amis franco de port, des copains d'abord" (Georges Brassens).
Lundi 9 octobre 2006

L'équipage a quitté Lisbonne Dimanche après midi en direction de Madère, surnomée "Le jardin flottant" en raison de sa végétation luxuriante. 

Diaphani devrait mettre 4-5 jours pour faire la traversée.

 

L'île de Madère, qui fait partie du Portugal, se trouve à environ 900 km de Lisbonne (soit environ 490 miles nautiques). Elle est entourée des Açores au nord-ouest, du Maroc à l'est et des Canaries au sud.

Pour l'anecdote, et comme le montre la carte ci-dessus, l'île de Madère se situe au sud du..."Cap Saint Vincent"!! Espérons que ce "Saint Vincent" les surveillera sur leur route, et surtout veillera aux quelques gaffes de Vincent!

Pendant l'attente de nouvelles de l'équipage, vous pouvez consulter le site suivant, qui contient beaucoup d'informations sur cette île, ici. Notamment, l'extrait d'une petite chanson locale, que nos compères auront peut-être l'occasion d'apprendre, ici.

 
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