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Et c'est parti!

6. De Madère au Cap Vert

Vendredi 20 octobre 2006

 

Comme beaucoup de lecteurs du blog le savent déjà, l'équipage est reparti en mer hier, jeudi 20 octobre, après une soirée de fête: Anniv' de Clément, Champion's League (1-0 pour Chelsea, but de Drogba, paix aux âmes des supporters de Barcelone).

Les îles Canaries se situent à 450km (243 milles nautiques) au Sud de Madère. A une vitesse de  7 noeuds, si la météo est bonne, ils devraient mettre 2 jours pour arriver aux Canaries, 3 si le temps est un peu moins clément.

L'iridium, qui leur a fait des caprices pendant le début de l'aventure, a l'air de bien fonctionner, et ils ont réussi à faire réparer le rail de genois. D'après Vincent, le bateau est maintenant dans un meilleur état qu'en début de parcours!

Par Umaniroc
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Dimanche 22 octobre 2006

Une traversée à la cool : bonne vitesse, pêche fructueuse, grande partie de belote et quart de nuit etoilée

 

 

 

 

270 milles
48 heures
de Funchal à Santa Cruz de Tenerife

 

Jour 1

Une première journée de rêve : un départ de la marina bien géré malgré un vent de travers de 20 noeuds et très peu de place pour manoeuvrer, un long bord au bon plein a près de sept noeuds au cap direct sur tenerife sous un grand soleil et sur une mer agitée aux embruns rafraichissant...

 

Le rapala du vinc acheté sur les conseils du polo (on a évité la mitraillette à maquereau de justesse....) s'avère très rentable. Trois heures après le départ, une belle daurade coriphène est dejà dans le fond du cockpit.. priez pour nous pauvres pêcheurs!!!

cela nous permet d'economiser quelques boites de conserve et de mettre au point de nouvelles recettes...


 

Jour 2

 

On passe la barre symbolique du trentième nord au moteur malheureusement... c'est un placement tactique selon polo!

On en profite pour entraîner le vinc à l'envoi de spi; dieu merci il n'y a pas de vent...

Les nuits sont magnifiques et pleines d'étoiles filantes et de parties de belote acharnées...


Jour 3

Au petit matin nous sommes par le travers de "la punta Anaga", la pointe nord de l'île de Tenerife. Un troupeau de Glopicéphale vient nous souhaiter la bienvenue...

Dans la pétole de la matinée nous en profitons pour tester l'eau cristalline des Canaries avant d'accoster au ponton de la marina de Santa Cruz de Tenerife.


Le point météo du père Polo

Départ avec un vent d'ouest sud ouest assez fort ( en moyenne une vingtaine de noeuds) alors qu'une perturbation très active et très étendue( de Madere aux îles britanniques)se déplace rapidement vers les côtes du proche Atlantique. Le passage du front froid et de ces fameux cumulus congestus lors de la première journée nous a donné un vent soutenu soufflant en rafale sous les nuages.
Le lendemain l'anticyclone est venu très rapidement se replacer à l'ouest immédiat des îles Canaries en apportant avec lui un léger flux de nord qui a fait chuter la belle moyenne de la veille.


« La vie comme la mer, elle ne porte que ceux qui remuent » Hervé Bazin

Par Umaniroc
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Mercredi 25 octobre 2006

Pendant ce temps, à Santa Cruz.
quelques jours à Santa Cruz de Tenerife


En arrivant à la marina, on vaque à nos activités rituelles: douche sur le ponton et mise à jour du blog.

"Santa Cruz est une ville intéressante avec des parcs magnifiques, qui méritent largement une visite." Ainsi commence le paragraphe Généralités du guide. Du coup, on fait la tournée des parcs, et c'est joli... mais la ville en elle-même manque un peu d'interêt.

On assiste au départ d'un beau bateau colombien, les gabiers chantant sur les vergues.


 

Tenerife est la plus grande île des Canaries (2050 km²). On loue donc une voiture pour en faire le tour, et pour s'approcher du point culminant de l'espagne : le Teide (3718 m).

On passe par les stations touristiques du sud de l'île, on s'arrête sur une plage piquer une tête et pique-niquer. Ca ressemble à la Côte d'Azur... paillotes, transats à 1 euro/heure, Mac Donald en front de mer.


On file rapidement vers les montagnes, et après une heure de route on se retrouve devant des paysages lunaires, au milieu des roches basaltiques.

Journée bien remplie, on profite de la voiture pour parfaire l'avitaillement et faire le plein de carburant.



Le lendemain, on part pour trouver un mouillage plus au sud, mais les conditions sont musclées et la mer un peu trop agitée pour nous assurer une nuit tranquille. On revient à la marina, mais on commence un peu à s'impatienter : le vent de sud ouest, le prix du port....
On attend les petites criques ensoleillées, pour chausser nos masques, palmes, passer des après-midi dans l'eau, à observer et chasser les poissons, sans aussières ou pare-battages qui grincent.

 
Deux "tiens!" valent mieux qu'un "tu l'avais"
 
Par Umaniroc
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